DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE
»
EN BREF
En 1879, le paisible village de Viscomtat, niché dans le Puy-de-Dôme, fut le théâtre d'une sombre affaire qui marqua les esprits. Jeanne Guédon, une jeune femme décrite comme « fille naturelle », vivait avec sa mère, mariée à un certain Jean Vergniaud. Cette union semblait couvrir un quotidien modeste, mais une rumeur persistante allait bientôt bouleverser le cours des choses.
D'après les témoignages recueillis, Jeanne Guédon aurait dissimulé sa grossesse, dissimulant son état même à son entourage. Un proche rapporta un jour qu'elle fut prise de « douleurs d'entrailles », laissant supposer un événement important. Les soupçons se confirmèrent peu à peu : tout portait à croire que Jeanne Guédon avait accouché clandestinement, et que l'enfant né, avait mystérieusement disparu.
Ce n'est que trois mois plus tard que la vérité émergea. Sous la pression de l'enquête, Jeanne Guédon avoua avoir donné naissance à un garçon, en présence de sa mère et de Jean Vergniaud. Selon ses dires, Vergniaud aurait pris l'enfant pour l'enterrer dans un champ isolé, à l'abri des regards indiscrets.
L'affaire prit un tour plus grave encore lorsque la justice fut saisie. Les expertises réalisées révélèrent des lésions corporelles sur l'enfant, confirmant qu'elles avaient contribué à sa mort. Interrogé, Jean Vergniaud laissa entendre que l'enfant aurait été jeté vivant dans la fosse, une déclaration qui jeta un voile de terreur sur le village.
L'enquête se poursuivit, éclairant peu à peu les circonstances tragiques de ce drame familial, tandis que la population de Viscomtat, choquée, attendait le dénouement judiciaire de cette sinistre affaire.
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