EN BREF
Clermont-Ferrand a été le théâtre d’un drame épouvantable, survenu en pleine nuit au café Marseillais, lieu habituellement très animé. Une jeune fille à peine sortie de l’enfance, Marguerite Lafont, seize ans seulement, y a trouvé la mort, victime d’un amour jaloux devenu meurtrier.
Quelques heures auparavant, la malheureuse nourrissait encore de grands espoirs. Jolie, blonde, résolue, elle avait osé franchir les portes des Variétés pour préparer un avenir de chanteuse. Mais cette ambition, qui aurait dû être promesse de succès, attisait la colère de son amant, Michel Lamoine, jeune homme au caractère sombre, dominé par une jalousie maladive.
Au café Marseillais, Marguerite confia ses craintes et ses projets à sa sœur Renée. Entre amour et liberté, la jeune fille semblait déchirée, mais déterminée à suivre sa vocation, malgré les menaces et les scènes répétées. Hélas, le destin devait frapper quelques instants plus tard.
Soudain, le silence de la nuit fut brisé par plusieurs coups de feu. La panique s’empara de l’établissement. Accourus dans le couloir, les témoins découvrirent une scène d’horreur : Marguerite Lafont était étendue sans vie, tandis que Michel Lamoine, l’arme à la main, semblait prêt à s’anéantir après son crime.
Cette affaire va passionner les journaux locaux et régionaux pendant de nombreux jours, jusqu’au procès qui aura lieu en février 1887.
Lire l'article