vendredi 6 novembre 2026

VOILÀ 50 ANS QU’AURILLAC N’A PAS CONNU D’EXÉCUTION CAPITALE (1847)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Roudez auteur du crime survenu sur la route de Maurs le 10 octobre 1846 fut condamné à mort et son exécution publique ordonnée à Aurillac. Le 7 juillet 1847, la Cour de Cassation rejeta son pourvoi. Depuis plus de cinquante ans, Aurillac n’avait pas connu d’exécution capitale. Ainsi l’événement attira de très nombreux curieux autour de l’échafaud …

Lire l'article

LE SANG SUR LA ROUTE D’AURILLAC À MAURS (1846)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 10 octobre 1846, près d’Aurillac, des cultivateurs entendirent deux coups de feu suivis de cris. Peu après, une voiture sans conducteur fut retrouvée ensanglantée. Le caisson avait été forcé, du sang et des cheveux gris s’y trouvaient. On découvrit bientôt, sous un ponceau, le corps de Phalip dit Paulet, roulier de Capdenac : il avait été atteint d’une balle à la poitrine puis achevé à coups de crosse.
Son argent (100 francs) avait disparu. L’enquête orienta vite les soupçons vers un inconnu observé les jours précédents au marché d’Aurillac : Antoine Roudez, déjà condamné pour vol et coups. Arrêté le 14 octobre, on trouva chez lui un fusil brisé et taché de sang, de la poudre et des balles.
Lire l'article

vendredi 30 octobre 2026

TRAGÉDIE À LA FERME : LA MORT SUSPECTE DE FRANÇOISE ARNAUD – GLÉNAT (ARTONNE) – 1882



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Dans l’édition du 20 juillet de « Riom-journal », on pouvait lire :
Depuis dimanche dernier, l’émotion est vive à Riom et dans les communes environnantes : un drame poignant vient de troubler la tranquillité du village de Glénat, commune d’Artonne. Une jeune femme, mariée à un riche cultivateur, a trouvé la mort dans des circonstances des plus mystérieuses.
Le samedi soir, M. le procureur de la République fut informé qu’une habitante de Glénat venait de succomber à la suite d’une chute survenue dans un fenil. Mais, presque aussitôt, la rumeur publique désigna le mari, le sieur François Gisset, comme n’étant point étranger à ce funeste événement.
Le lendemain, M. le juge d’instruction, accompagné du substitut du procureur, d’un greffier et du docteur Aguilhon, se rendit sur les lieux pour procéder à une enquête approfondie. Le juge de paix d’Aigueperse et deux gendarmes de la brigade s’y trouvaient déjà. La grange, le fenil, tout fut minutieusement visité en présence du mari.
Des témoins furent entendus, tandis que MM. les docteurs Aguilhon et Degeorge examinaient le cadavre. Les premières constatations mirent au jour l’existence d’un ménage fort troublé.

Les époux Gisset, âgés d’environ trente ans, vivaient depuis longtemps en mauvaise intelligence. La femme, Françoise Arnaud, était réputée laborieuse et économe, entièrement dévouée à sa maison et à ses deux enfants. Le mari, au contraire, menait une vie dissolue et dissipait ses ressources chez une aubergiste avec laquelle il entretenait une liaison coupable.

Lire l'article

vendredi 23 octobre 2026

UN PHARMACIEN RETROUVÉ ASSASSINÉ PRÈS DE ROYAT (1896)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Un assassinat commis dans des circonstances encore obscures vient de troubler la tranquillité de la station thermale de Royat. Le vendredi 14 août 1896, M. Goullet, journaliste, découvrait sur la grande allée du puy de Gravenoire le corps d’un homme gisant près du ravin du Coutelas. L’examen sommaire du cadavre révéla une blessure grave à l’arrière de la tête.
Les poches du pantalon, retournées et privées de leur contenu, ne laissèrent aucun doute sur le mobile du crime. La police, aussitôt alertée, procéda aux premières investigations.

La victime fut identifiée comme étant M. Kauffmann, pharmacien domicilié à Limours. Ce meurtre a produit une vive impression dans les villes d’eaux de l’Auvergne, où l’on redoute qu’un malfaiteur ne profite de l’afflux des curistes. Il est permis de croire que M. Kauffmann avait été suivi depuis Vichy, où il avait fréquenté le casino et le Cercle international. Son porte-monnaie, contenant une somme évaluée à quatre ou cinq cents francs en or, a disparu.
L’instruction a recueilli plusieurs témoignages dignes d’attention.

Un musicien de l’orchestre de Royat signale la présence d’un individu suspect aux abords du lieu du drame. Une dame affirme avoir aperçu, peu avant le crime, un homme élégant marchant à courte distance de la victime.

L’enquête menée avec vigilance et grande rigueur va permettre d’arrêter l’assassin qui est présenté devant la cour d’assises en février 1897.

Lire l'article

vendredi 16 octobre 2026

UN COUP DE COUTEAU FATAL – LUBILHAC (1882)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Un drame sanglant a jeté l’émoi dans la paisible commune de Lubilhac. Dans la soirée du dimanche 11 juin 1882 , plusieurs jeunes gens s’étaient réunis chez le sieur Bouchet pour passer quelques heures en société. Parmi eux se trouvaient les nommés Nicolas Pierre et Mourleix, que des sentiments jaloux, éveillés par l’attention d’une jeune fille, opposaient depuis quelque temps.
Vers neuf heures, la réunion se termina. Les convives se retirèrent, et Nicolas, accompagné de Mourleix, prit les devants du groupe. Mais bientôt les deux rivaux en vinrent aux mains. Quelques instants plus tard, Nicolas rejoignait ses camarades, chancelant, puis s’affaissait pour rendre le dernier soupir.
L’examen du cadavre a révélé une plaie profonde au pli de l’aine. Le couteau meurtrier, retrouvé sur les lieux, fut reconnu par Mourleix lui-même, après d’inutiles dénégations.
L’assassin, homme violent et redouté dans son pays, fut traduit devant la Cour d’assises de la Haute-Loire.

Toutefois, le jugement ayant été cassé pour vice de forme, l’affaire a été renvoyée devant la Cour d’assises du Puy-de-Dôme, où l’accusé comparaît de nouveau.

Lire l'article

vendredi 9 octobre 2026

UN PÈRE FACE À SON FILS : RÉCIT D’UN ENGRENAGE TRAGIQUE – SUGÈRES (1875)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 1er juillet 1875, le village du Montel, à Sugères, est marqué par la mort d’Antoine Breuil, victime d’un drame familial. Né en 1856, Antoine est le fils unique de Jean Breuil et de Claudine Champroux.
Dès sa jeunesse, il se fait remarquer par sa violence, sa débauche et son refus de travailler. Son comportement le conduit plusieurs fois devant la justice.
En 1872, il est condamné à quinze jours de prison pour vols. En 1874, ses propres parents portent plainte contre lui pour violences, ce qui lui vaut quatre mois de prison. Il est ensuite condamné à trois mois pour avoir empoisonné un cours d’eau.
À sa libération, en mars 1875, Antoine reprend rapidement ses comportements violents. Le 25 mai, son père le surprend en train de forcer la serrure du cuvage familial. Une violente dispute éclate : Antoine frappe son père, puis sa mère qui tente d’intervenir. Il blesse également son père à la tête en lui lançant une pierre avant de prendre la fuite.
Craignant pour sa sécurité, Jean Breuil dénonce son fils au maire et demande la protection de voisins. Antoine, informé de la plainte, menace son père de mort et se cache pour éviter son arrestation. La peur pousse Jean Breuil à se réfugier chez son frère la veille du drame.
Le 1er juin, il rentre chez lui armé d’un fusil avec l’intention de partir rapidement. Il aperçoit cependant Antoine dans le jardin et une nouvelle confrontation commence.
Depuis son balcon, Jean tient son fusil tandis que son fils l’insulte, le provoque et ramasse des pierres. Lorsque Antoine fait mine de lancer une pierre, son père tire et le blesse mortellement à la poitrine.

Antoine succombe à ses blessures quelques jours plus tard, mettant fin à une longue succession de violences familiales.

Lire l'article

jeudi 1 octobre 2026

MEURTRE AU PRÉTOIRE – ATTENTAT AU PALAIS DE JUSTICE DE CLERMONT-FERRAND (1847)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 29 avril 1847, lors de l’audience du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand , Charles Sorlo est condamné à cinq ans pour vol et en état de récidive, marmonne son mécontentement puis se précipite brusquement vers le bureau. Sur l’estrade se trouvaient, parmi les pièces à conviction, un poignard et une épée. Sorlo franchit la balustrade, saisit un couteau et une lutte s’engage : l’huissier Fauc et le gendarme Hiberti interviennent. Hiberti est grièvement blessé au bras. L’huissier Fauc porte une plaie profonde au genou. Malgré une amputation pratiquée ensuite, il succombe quelques jours plus tard.
Sorlo doit répondre de ses actes devant la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme

Lire l'article