EN BREF
Un drame sanglant a jeté l’émoi dans la paisible commune de Lubilhac. Dans la soirée du dimanche 11 juin 1882 , plusieurs jeunes gens s’étaient réunis chez le sieur Bouchet pour passer quelques heures en société. Parmi eux se trouvaient les nommés Nicolas Pierre et Mourleix, que des sentiments jaloux, éveillés par l’attention d’une jeune fille, opposaient depuis quelque temps.
Vers neuf heures, la réunion se termina. Les convives se retirèrent, et Nicolas, accompagné de Mourleix, prit les devants du groupe. Mais bientôt les deux rivaux en vinrent aux mains. Quelques instants plus tard, Nicolas rejoignait ses camarades, chancelant, puis s’affaissait pour rendre le dernier soupir.
L’examen du cadavre a révélé une plaie profonde au pli de l’aine. Le couteau meurtrier, retrouvé sur les lieux, fut reconnu par Mourleix lui-même, après d’inutiles dénégations. L’assassin, homme violent et redouté dans son pays, fut traduit devant la Cour d’assises de la Haute-Loire.
Toutefois, le jugement ayant été cassé pour vice de forme, l’affaire a été renvoyée devant la Cour d’assises du Puy-de-Dôme, où l’accusé comparaît de nouveau.
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