EN BREF
Abandonné par sa mère Jean Mas un enfant de 10 ans et Gabriel Blot âgé de 19 ans allaient de village en village en vivant de la mendicité. De passage à Thiézac, au soir du 1er mars 1885, ils pénètrent dans une grange pour y passer la nuit.
Au matin, le propriétaire tente de réveiller les deux occupants. Hélas, Jean Mas ne vit plus. Des traces de sang sont relevées sur les vêtements de Gabriel Blot ainsi que sur son couteau de poche, attaché à son veston par un cordon de cuir. Malgré ces constatations, Blot nie être l’auteur des faits, attribuant la mort de l’enfant à un saignement de nez et à une indigestion, et expliquant les taches de sang par la consommation de boudin la veille, lors d’un état d’ivresse avancé.
L’instruction criminelle démonte un à un ces arguments. Acculé, Blot finit par admettre son incapacité à expliquer les faits. Reste alors une question essentielle, à laquelle personne ne peut répondre : quel motif a pu conduire ce jeune homme à lever la main contre un enfant qui ne lui avait fait aucun tort ? C’est ce que le jury de la Cour d’Assises du Cantal va tenter d’élucider.
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