EN BREF
C'est une vieille histoire de jalousie et de sang que rapporte « Le Moniteur du Puy-de-Dôme » en ce mois de février 1896. Bien avant qu’elle ne devienne Mme Passavy, une femme aimait un homme, Mosnier ; une liaison intime qui s’était prolongée bien après les noces. Apprenant son infortune par la rumeur publique, l'époux bafoué avait promis de laver son honneur dans le sang.
Le mercredi de la foire de Riom, Passavy s'attarda. Lorsqu'il regagna son logis vers onze heures du soir, l'alcool avait échauffé ses esprits. À minuit, le destin fit passer Mosnier sous ses fenêtres. Passavy se jeta alors sur son rival et lui plongea son couteau dans le ventre, lui causant une effroyable blessure, avant de s'en retourner chez lui, impassible. Les cris d'agonie de la victime réveillèrent le voisinage. Bien que les docteurs Mazuel et Blot fussent appelés au chevet du mourant, le verdict tomba, sans appel : la lame avait traversé la paroi abdominale et perforé les intestins. Le malheureux Mosnier s'éteignit le jeudi soir à quatre heures.
Le lendemain, les gendarmes arrêtèrent Passavy. Ce dernier nia le crime avec la dernière énergie. S'il confessait volontiers sa haine et ses intentions meurtrières si l'amant s'était approché de sa femme, il jura n'avoir pas passé le pas de sa porte cette nuit-là.
Cette affaire va causer bien des problèmes à la justice. On va découvrir au fil du temps que Passavy est victime épisodiquement de troubles mentaux.
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