vendredi 21 août 2026

UN DRAME DANS UNE GRANGE À THIÉZAC (1885)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
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Abandonné par sa mère Jean Mas un enfant de 10 ans et Gabriel Blot âgé de 19 ans allaient de village en village en vivant de la mendicité. De passage à Thiézac, au soir du 1er mars 1885, ils pénètrent dans une grange pour y passer la nuit.
Au matin, le propriétaire tente de réveiller les deux occupants. Hélas, Jean Mas ne vit plus. Des traces de sang sont relevées sur les vêtements de Gabriel Blot ainsi que sur son couteau de poche, attaché à son veston par un cordon de cuir. Malgré ces constatations, Blot nie être l’auteur des faits, attribuant la mort de l’enfant à un saignement de nez et à une indigestion, et expliquant les taches de sang par la consommation de boudin la veille, lors d’un état d’ivresse avancé.
L’instruction criminelle démonte un à un ces arguments. Acculé, Blot finit par admettre son incapacité à expliquer les faits. Reste alors une question essentielle, à laquelle personne ne peut répondre : quel motif a pu conduire ce jeune homme à lever la main contre un enfant qui ne lui avait fait aucun tort ? C’est ce que le jury de la Cour d’Assises du Cantal va tenter d’élucider.

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vendredi 14 août 2026

CRIMES SANS CADAVRES - UNE MALLE MYSTÉRIEUSE - MARINGUES (1860)



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Maringues a tremblé longtemps du souvenir de cette tragédie inouïe : deux vieillards honorables, disparus comme engloutis par la terre, et leur propre fils, sombre et violent, assis aujourd’hui sur le banc des accusés, chargé du crime le plus odieux — le double parricide.
Nul roman noir n’aurait osé inventer pareille atrocité : un fils, avide et cruel, soupçonné d’avoir fait disparaître son père et sa mère, sans laisser trace des cadavres. L’affaire, pleine de mystères et de mensonges, passionne et effraie tout le pays.
Dans la paisible bourgade de Maringues, un drame d’une horreur indicible a éclaté : les époux Pélissier-Grimardias ont cessé d’exister du jour au lendemain, et c’est leur propre fils, Jean, qui comparaît aujourd’hui devant les jurés, accusé de ce crime exécrable.
Deux vieillards, partis un matin confiants aux côtés de leur fils, n’ont plus reparu. Depuis, une malle suspecte, des lettres mensongères, et l’ombre terrible du parricide pèsent sur cette énigme sanglante que la Cour d’assises tente de percer.

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vendredi 7 août 2026

QUAND LES MELONS TOURNENT AU DRAME – RIOM (1898)



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Dans le quartier de Layat, à Riom, vivait Jean Marmoiton, jardinier passionné. Son terrain, situé au lieu-dit du Moulin d’Eau, abritait un superbe potager, avec en son centre une précieuse melonnière. Depuis quelque temps, ses légumes disparaissaient mystérieusement. Sourd comme un pot mais déterminé, Marmoiton décide de monter la garde, accompagné de son épouse.
La nuit du 8 au 9 septembre 1898, armé pour la première fois d’un fusil, il campe sur place. Vers minuit, Mme Marmoiton entend des bruits dans l’herbe et alerte son mari. Dans l’obscurité, deux silhouettes se dessinent.
— « Qui va là ? » lance le jardinier.
— « Nous ne faisons pas de mal », répond l’une.
Voyant un des intrus porter la main à sa poche, Marmoiton croit à une arme et tire. L’un des voleurs est blessé. Pris de panique, le couple rentre chez lui. En chemin, le jardinier croise un parent, qui lui conseille de prévenir la gendarmerie.
Au matin, le gendarme Hogane enquête : sur place, des traces de sang et… l’objet du délit, un sac contenant six magnifiques melons.

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vendredi 31 juillet 2026

HORRIBLE INFANTICIDE À BILLOM (1892)



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La cité de Billom a été le théâtre d’un fait des plus douloureux. La nuit du 8 au 9 mai 1892, Mme Marie Fournet, épouse Garmy depuis le mois de novembre dernier, fut saisie de violentes douleurs. On manda aussitôt une sage-femme, laquelle, après un examen sommaire, conseilla à la malade de garder le lit.
Le 10 mai , profitant de l’absence de son mari, Mme Garmy descendit précipitamment aux cabinets avant de regagner sa chambre. Le lendemain, la sage-femme, revenue pour s’enquérir de l’état de la patiente, constata qu’un accouchement avait eu lieu. Mais point d’enfant dans la demeure. Quelques heures plus tard, l’on découvrit, au fond des cabinets, dans un petit canal, le corps d’un nouveau-né, déjà à demi rongé par les rats.
L'enquête ouverte révéla que la malheureuse femme avait, avant son mariage, entretenu une liaison avec M. Altasserre, professeur à l’École des Enfants de Troupe. Lors de son mariage, l’accouchée aurait dissimuler sa grossesse à son mari. Interrogée par le commissaire de police, Mme Garmy déclara qu’elle avait mis au monde l’enfant sans même s’en apercevoir. Mais le docteur Mory, appelé à constater les faits, affirma que le petit être était venu au monde parfaitement viable. L’affaire est à l’ordre du jour de la session d’août de la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme.

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vendredi 24 juillet 2026

THIERS –L’ASSASSINAT DE MAÎTRE PINTRAND (1891)



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Le 7 mars 1891, au petit matin, Thiers se réveille sous le choc : le corps de Maître Pintrand, huissier de justice respecté, est découvert gisant dans une mare de sang. Le médecin légiste estime que le crime a eu lieu la veille. La victime, estimée dans toute la région, laisse la population dans l’incompréhension.
Fin mars, l’enquête mène à l’arrestation, à Cusset (Allier), de deux frères : Jacques et Louis Flot. Leur train de vie s’est brusquement amélioré depuis le meurtre. Incarcérés à la prison de Thiers, ils nient toute implication, tandis que les autorités peinent à rassembler des preuves décisives.
Fin mai, coup de théâtre : Jacques Flot s’évade, vêtu seulement d’un caleçon et d’une chemise. Une poursuite s’engage. Après une cavale mouvementée, il est rattrapé à Nevers (Nièvre) et reconduit à Thiers.
L’instruction achevée, l’affaire est portée devant la Cour d’assises du Puy-de-Dôme. Pendant huit jours, plus de cent témoins défilent à la barre. Les témoignages se contredisent, mais les deux frères persistent à nier le crime. Le mystère reste entier et l’affaire marquera durablement la mémoire thiernoise.

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jeudi 16 juillet 2026

FAIT DIVERS TRAGIQUE RUE DU PALAIS À ISSOIRE (1887)



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Un drame s’est joué dans la nuit du 18 au 19 juillet 1887, rue du Palais à Issoire. Cette rue tranquille fut jadis marquée par un sombre souvenir : un certain Laroche, surnommé « Troppmann », y vécut avant d’être accusé du meurtre de son propre frère. Rejeté par la population, il quitta Issoire, louant sa maison au sieur Claude Viney. Ce dernier, selon les dires du commissaire, n’est pas un modèle de vertu.
L’affaire Laroche avait déjà fait du bruit, notamment lorsque Mme Coupat, voisine, fut condamnée à 100 francs d’amende et 200 francs de dommages-intérêts pour fausses déclarations lors de l’enquête.
Vers 23 heures, le dénommé Arnaud, bien éméché, sort de l’auberge Bush, passe devant chez les Coupat et lance à haute voix : « Tu peux bien venir, ton ami Troppmann n’est pas là ! ».
Viney (locataire de Laporte, alias « Troppmann ») , se sentant visé, s’arme d’un bâton, poursuit Arnaud sur une vingtaine de mètres et lui assène un violent coup à la tête. Il rentre chez lui, accueilli par son épouse qui lance : « Ah ! tu as bien travaillé. » Arnaud est laissé sur place.
Vers 4 heures du matin, le couple Coupat, peu enclin à l’amitié pour Viney mais soucieux de la santé d’Arnaud, le transporte chez lui. Refusé par son épouse, Arnaud est laissé au pied de l’escalier. Il succombe à ses blessures le lendemain après-midi.
Alerté, le commissaire Mercadier se rend chez Viney. Ce dernier reste enfermé à l’étage, prétendant n’avoir rien entendu. Il faudra un serrurier pour forcer la porte et découvrir un homme qui n’a manifestement pas tout dit.

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jeudi 9 juillet 2026

SAULZET-LE-CHAUD, LE « RAMONEUR » SE VENGE : UN HOMME ÉVENTRÉ (1893)



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Le dimanche 19 mars 1893 au soir, un certain Tatry, surnommé « le ramoneur », journalier connu pour être mauvais payeur, se rend à l’auberge des époux Solois à Saulzet-le-Chaud pour boire. Refusé par l’aubergiste faute de paiement, il persiste à rester dans l’établissement, provoquant du désordre.
Eclache, domestique de l’auberge, l’invite à se taire puis, sans violence, le reconduit calmement dehors. Peu après, alors qu’Eclache sort à son tour, Tatry l’attendait en embuscade. Il le poignarde violemment au bas-ventre avec un couteau, causant une blessure grave et laissant ses entrailles sortir de la plaie. Le crime semble prémédité.
Après son acte, Tatry ne fuit pas précipitamment mais erre tranquillement, boit dans d’autres auberges, menace des passants et évoque avec fierté son geste barbare.

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