jeudi 18 juin 2026

UNE COUTUME QUI VIRE AU DRAME – CHASTREIX (1887)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


En Auvergne, malgré les lois et les tentatives d’interdiction, la vieille tradition du charivari continue de vivre dans les campagnes. À chaque mariage jugé « mal assorti » ou sujet à moquerie, les villageois se rassemblent avec chaudrons, casseroles et autres ustensiles pour faire un vacarme assourdissant autour du domicile des futurs époux. Plus l’union est perçue comme ridicule, plus le tumulte est violent, souvent ponctué d’injures et de gestes déplacés, voire de bagarres.
C’est ce qui s’est produit à La Coste, hameau de la commune de Chastreix, où Jean Chaleil, 66 ans, veuf, avait projeté d’épouser Anne Ferreyroles, 62 ans, également veuve, originaire de Monteau (commune de Latour). Les bancs avaient été publiés les 3 et 10 avril 1877, le mariage prévu pour le 13. Mais dès l’annonce de cette union, un charivari quotidien s’est installé devant la maison de Chaleil.
Chaque soir, les casseroles résonnaient. Chaleil, homme paisible, avait promis de ne pas répondre aux provocations. Mais le 11 avril au soir, le vacarme atteint un tel degré que ses vaches, affolées, tentèrent de s’échapper. Chaleil sortit pour calmer la situation. Cerné par la foule, il fut violemment frappé et s’effondra. Ramené dans son lit, il ne parvint plus à se relever.
Certaines langues malveillantes prétendaient qu’il simulait. Pourtant, après plusieurs jours de souffrances, Jean Chaleil décéda le 27 avril, apparemment victime d’une fracture du crâne.
Ce qui devait n’être qu’une farce virulente a tourné au drame silencieux. Malgré les circonstances et l’indignation de quelques voix sensées, aucune enquête ne fut ouverte. L’affaire, relayée brièvement dans quelques journaux locaux, n’a suscité aucune réaction des autorités.

Lire l'article

jeudi 11 juin 2026

En 1890, TRAGÉDIE AU « RETOUR DES NOCES » : UN DOUBLE MEURTRE SECOUE LE VILLAGE DE PONNET (SAINT-DONNAT)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le samedi 5 décembre 1890, le village de Ponnet (Puy-de-Dôme) fêtait l’union de Jacques Montel, 24 ans, et de Marie Cousteix, 21 ans. Le mariage, approuvé par les deux familles, s’était déroulé dans la joie à la mairie de Saint-Donat. Le lendemain, selon la tradition, les noces se poursuivirent par un « retour des noces » festif. En cortège musical, les jeunes époux et leurs quatorze invités se rendirent à Saint-Donat, où l’on dansa, chanta et but à la santé des mariés.
À la nuit tombée, vers six heures du soir, le groupe reprit le chemin du retour par une coursière malgré l’obscurité. À seulement deux cents mètres de leur domicile, un coup de feu éclata : Jacques s’effondra. Avant que quiconque ne comprenne, un second coup atteignit Marie au ventre. Elle s’effondra sur le corps de son mari. La scène ne dura qu’une minute. Les invités, pétrifiés, n’aperçurent qu’une silhouette fuyante.
Jacques mourut sur le coup. Marie succomba deux heures plus tard. L’enquête s’oriente vers un jeune homme de 23 ans, éconduit par les parents de Marie. La noce s’est achevée dans le deuil et l’horreur.

Lire l'article

jeudi 4 juin 2026

MEURTRE NOCTURNE RUE GONOD : UN MARIONNETISTE FAIT FEU - CLERMONT-FERRAND (1887)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Clermont-Ferrand – Dans la nuit du 13 février 1887, vers 3 heures du matin, une violente altercation a éclaté à proximité de la buvette du théâtre, rue Gonod. Glodomir Goutive, employé du Théâtre, discutait paisiblement avec son ami Michel Vincent-Séraphin, marionnettiste bien connu pour donner vie à Gnafron au Guignol de la rue Blatin.
Le calme fut rompu lorsqu’un groupe passa près d’eux. L’un des hommes, nommé Hugon, invectiva Glodomir à propos d'une histoire de femmes, avant de lui asséner une gifle si violente qu’elle laissa une marque visible sous l’œil.
Témoin de la scène, Vincent-Séraphin sortit un revolver et fit feu. Hugon, touché à l’abdomen, s’effondra. Transporté sur un banc de la place de Jaude, il reçut les premiers soins du docteur Bousquet. Ses agresseurs ayant pris la fuite, Hugon tenta en vain de trouver secours dans une pharmacie voisine, puis gagna difficilement son domicile. Sa logeuse, alertée par son état, le mena à l’hôpital où il succomba le lendemain à ses blessures.

Lire l'article

jeudi 28 mai 2026

EN 1893, UN DRAME AU VILLAGE DE BARD (BOUDES)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Un drame passionnel a secoué le paisible hameau de Bard, situé dans la commune de Boudes. Depuis trois ans, une haine tenace opposait deux voisins, Besson, dit Lecoq, et Rongier. Cette animosité trouvait racine dans une affaire personnelle : Besson, divorcé de la femme Verdier, avait vu cette dernière devenir la maîtresse de Rongier, son plus proche voisin. Les deux ex-conjoints vivaient dans des maisons mitoyennes, séparées par une simple palissade ajourée, après la démolition d’un mur sur décision de Mme Verdier.
La situation était d’autant plus tendue que les quatre enfants du couple Besson-Verdier avaient été séparés, deux vivant avec leur père, deux avec leur mère. Rongier, homme à la réputation douteuse et souvent ivre, multipliait les provocations et menaces à l’encontre de Besson, qui restait calme et discret. Ces scènes devenaient quotidiennes.
Le 20 août 1893, une violente altercation éclate entre les deux hommes au café du village. Rongier, hors de lui, rentre chez lui. Peu après, une détonation retentit. Les villageois accourent et découvrent le corps sans vie de Besson, gisant dans sa cour. Rongier venait de commettre l’irréparable.

Lire l'article

jeudi 21 mai 2026

DRAME SOUS LE CHAPITEAU À CLERMONT-FERRAND (1893)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


En août 1893, le Cirque Brésilien installe son chapiteau Place de Jaude à Clermont-Ferrand, attirant la foule avec ses numéros exotiques. L’une des vedettes est une écuyère russe, Madame de Rahden, accompagnée de son mari, Oscar de Rahden, ancien officier de l’armée impériale.
Quelques mois plus tôt, au Danemark, la cavalière attira le regard d’un jeune lieutenant danois, Castenschiold. Ce dernier, épris d’elle, avait provoqué la jalousie d’Oscar, qui l’avait même défié en duel. L’affaire aurait pu en rester là, mais Castenschiold persiste dans ses avances et rejoint la troupe du cirque en suivant l’écuyère jusqu’à Clermont-Ferrand.
Le 23 août, Oscar découvre la présence du rival, engagé pour se produire sous le même chapiteau. Furieux, il demande au commissariat d’écarter le lieutenant, sans succès. Le soir même, alors que l’écuyère s’apprête à entrer en piste, Castenschiold l’approche. Oscar, sous l’emprise de l’absinthe, surgit, arme à la main, et tire à bout portant.
Castenschiold succombe à ses blessures le lendemain. Le cirque se transforme en scène de tragédie, et Clermont-Ferrand devient le théâtre d’un crime passionnel qui fait les choux gras de la presse qu’elle soit locale, régionale, nationale ou même internationale.

Lire l'article

jeudi 14 mai 2026

IL TUE SON BEAU-FRÈRE – LA ROCHE-BLANCHE (1893)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Antoine Fournoux personnage emporté et irascible vivait en conflit permanent avec sa femme et ses quatre enfants qu’il a déjà abandonné en 1888 pour s’installer en Algérie.
De retour à La Roche-Blanche en 1891, l’épouse accepte de reprendre la vie commune. Les disputes s’enchaînent à nouveau et en mai 1891, le couple se sépare à l’amiable.
Loin de se calmer, Fournoux persiste dans ses querelles, le 10 septembre 1893 il tente de rentrer dans le nouveau domicile de sa femme, il est rejeté. De colère il se rend au café Gras. Là, il rencontre son fils Louis qui lui reproche son comportement, père et fils en viennent aux mains. Séparés par des clients du café, Fournoux menace son fils de le tuer. A nouveau, Antoine Fournoux se rend au domicile de sa femme. Ses deux beaux-frères tentent de le calmer, Fournoux sort son revolver et fait feu.

Lire l'article

vendredi 8 mai 2026

DISPARITION TRAGIQUE D’UN TISSERAND – CHAMPS (1886)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


En 1886, à Champs ( Puy-de-Dôme), Pierre Faure, tisserand de métier, quitte son domicile pour livrer une toile tissée la veille à la Chapelle de Vensat. Lorsque la nuit tombe et que Pierre n’est toujours pas rentré, Antoine Deyras, un voisin inquiet, propose à l’épouse du tisserand de partir à sa recherche.
Au lever du jour, malgré leurs efforts, aucune trace de l’homme disparu. Alors qu'ils s’apprêtent à reprendre les recherches, le corps de Pierre Faure est finalement retrouvé dans les eaux sombres de l’étang de Boiron. Les marques relevées sur les lieux laissent présager une lutte violente : la thèse de l'accident est rapidement écartée au profit de celle du crime.
Les explications d’Antoine Deyras, pourtant le premier à s’inquiéter de la disparition, éveillent les soupçons. L'enquête s’oriente alors vers un possible meurtre, avec des zones d’ombre à éclaircir….

Lire l'article