EN BREF
Au printemps 1878, un simple incident met le feu aux poudres dans la commune de Sainte-Florine : Jules Mathieu Faure, chargé de garder les cotisations pour la fête, affirme avoir perdu vingt francs. On recotise, on croit l’affaire réglée, mais la confiance est brisée. Peu à peu, les jeunes du village se divisent en deux bandes rivales : d’un côté les frères Parrot et leurs compagnons, de l’autre Jules Louby et ses amis.
Les semaines passent, et la tension ne cesse de monter. On se provoque, on se défie, parfois on se bat. Tout le monde sent que les choses finiront mal. Le soir du 15 août, jour de fête, les deux groupes se retrouvent au café Fougère. Les paroles s’enveniment, surtout sous l’impulsion de Joseph Parrot. Le patron, inquiet, ferme précipitamment pour éviter la casse.
Repoussés dans leur envie d’en découdre, Louby et les siens prennent la route de Brassac-les-Mines, où les cafés restent ouverts plus tard. Ils s’arrêtent à l’auberge Dufour, à l’entrée du village. Les Parrot les suivent de près, décidés cette fois à provoquer la confrontation. Ils fouillent café après café, jusqu’à repérer enfin leurs adversaires.
Sur la place de Brassac, les deux bandes se font face. Quelques mots suffisent : le combat éclate, bref mais brutal. En moins de dix minutes, tout est joué. Au milieu de la mêlée, Jules Louby, dix-huit ans à peine, est frappé de trois coups de couteau. L’un atteint l’artère humérale. La rivalité née d’une misérable somme perdue vient de tourner au drame.
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