vendredi 9 octobre 2026

UN PÈRE FACE À SON FILS : RÉCIT D’UN ENGRENAGE TRAGIQUE – SUGÈRES (1875)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 1er juillet 1875, le village du Montel, à Sugères, est marqué par la mort d’Antoine Breuil, victime d’un drame familial. Né en 1856, Antoine est le fils unique de Jean Breuil et de Claudine Champroux.
Dès sa jeunesse, il se fait remarquer par sa violence, sa débauche et son refus de travailler. Son comportement le conduit plusieurs fois devant la justice.
En 1872, il est condamné à quinze jours de prison pour vols. En 1874, ses propres parents portent plainte contre lui pour violences, ce qui lui vaut quatre mois de prison. Il est ensuite condamné à trois mois pour avoir empoisonné un cours d’eau.
À sa libération, en mars 1875, Antoine reprend rapidement ses comportements violents. Le 25 mai, son père le surprend en train de forcer la serrure du cuvage familial. Une violente dispute éclate : Antoine frappe son père, puis sa mère qui tente d’intervenir. Il blesse également son père à la tête en lui lançant une pierre avant de prendre la fuite.
Craignant pour sa sécurité, Jean Breuil dénonce son fils au maire et demande la protection de voisins. Antoine, informé de la plainte, menace son père de mort et se cache pour éviter son arrestation. La peur pousse Jean Breuil à se réfugier chez son frère la veille du drame.
Le 1er juin, il rentre chez lui armé d’un fusil avec l’intention de partir rapidement. Il aperçoit cependant Antoine dans le jardin et une nouvelle confrontation commence.
Depuis son balcon, Jean tient son fusil tandis que son fils l’insulte, le provoque et ramasse des pierres. Lorsque Antoine fait mine de lancer une pierre, son père tire et le blesse mortellement à la poitrine.

Antoine succombe à ses blessures quelques jours plus tard, mettant fin à une longue succession de violences familiales.

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jeudi 1 octobre 2026

MEURTRE AU PRÉTOIRE – ATTENTAT AU PALAIS DE JUSTICE DE CLERMONT-FERRAND (1847)



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Le 29 avril 1847, lors de l’audience du tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand , Charles Sorlo est condamné à cinq ans pour vol et en état de récidive, marmonne son mécontentement puis se précipite brusquement vers le bureau. Sur l’estrade se trouvaient, parmi les pièces à conviction, un poignard et une épée. Sorlo franchit la balustrade, saisit un couteau et une lutte s’engage : l’huissier Fauc et le gendarme Hiberti interviennent. Hiberti est grièvement blessé au bras. L’huissier Fauc porte une plaie profonde au genou. Malgré une amputation pratiquée ensuite, il succombe quelques jours plus tard.
Sorlo doit répondre de ses actes devant la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme

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vendredi 25 septembre 2026

LA TENTATIVE DE FRATICIDE DE L’ABBÉ MARTIN – AUDES (1889)



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En novembre 1889, à Audes (Allier), l’abbé Martin tente d’assassiner son frère Paul, avec qui il vit au presbytère. Accablé de dettes et incapable de payer une nouvelle prime de 60 000 francs, il a souscrit une assurance de 800 000 francs sur la tête de son frère. Dans la nuit du 12 au 13 novembre, il met en scène une fausse attaque nocturne pour masquer son projet meurtrier.

L’enquête, ouverte dès le lendemain, met rapidement en doute son récit : blessures auto-infligées, vitre découpée avec son propre outil, incohérences financières, témoignage de la servante et signalement donné par Paul correspondant à l’abbé. Aucun malfaiteur n’avait d’intérêt à tuer Paul, alors que la mort de celui-ci aurait résolu les graves difficultés économiques de l’abbé. Les autorités concluent que le curé a feint un cambriolage pour tenter de supprimer son frère et toucher l’assurance.

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vendredi 18 septembre 2026

ASSASSINAT SUIVI DE VOL, COMMIS PAR UN GARÇON DE 16 ANS – SAINTE ANASTAISE (1871)



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Le dimanche 5 février 1871, aux alentours d’une heure de l’après-midi, plusieurs habitants de Besse, quittant l’office religieux, regagnaient le hameau de Chandèze en empruntant un sentier longeant une route rendue difficilement praticable par l’abondance de neige.
Arrivés à environ sept cents mètres de la localité, au lieu-dit la Croix de Groseille, ils firent une découverte tragique : le corps d’un jeune homme gisait sur le dos, le visage tuméfié , et paraissant avoir succombé récemment.
À quelques mètres de là, des traces de sang étaient visibles. Les marques imprimées dans la neige indiquaient que le corps avait été traîné depuis cet endroit jusqu’au lieu où il reposait. L’identité de la victime fut promptement établie : il s’agissait de Jean Chabaud, âgé de vingt-trois ans, cultivateur demeurant à Sainte-Anastaise.
À la suite des premières constatations effectuées par le suppléant de la justice de paix de Besse, le docteur Pipet fut requis pour pratiquer l’autopsie. L’examen révéla de multiples excoriations au visage, dues à l’action d’un instrument contondant.
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jeudi 10 septembre 2026

MORTELLE JALOUSIE : UN HOMME POIGNARDÉ À SAINT-ANGEL (1896)



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C'est une vieille histoire de jalousie et de sang que rapporte « Le Moniteur du Puy-de-Dôme » en ce mois de février 1896. Bien avant qu’elle ne devienne Mme Passavy, une femme aimait un homme, Mosnier ; une liaison intime qui s’était prolongée bien après les noces. Apprenant son infortune par la rumeur publique, l'époux bafoué avait promis de laver son honneur dans le sang.
Le mercredi de la foire de Riom, Passavy s'attarda. Lorsqu'il regagna son logis vers onze heures du soir, l'alcool avait échauffé ses esprits. À minuit, le destin fit passer Mosnier sous ses fenêtres. Passavy se jeta alors sur son rival et lui plongea son couteau dans le ventre, lui causant une effroyable blessure, avant de s'en retourner chez lui, impassible. Les cris d'agonie de la victime réveillèrent le voisinage. Bien que les docteurs Mazuel et Blot fussent appelés au chevet du mourant, le verdict tomba, sans appel : la lame avait traversé la paroi abdominale et perforé les intestins. Le malheureux Mosnier s'éteignit le jeudi soir à quatre heures.
Le lendemain, les gendarmes arrêtèrent Passavy. Ce dernier nia le crime avec la dernière énergie. S'il confessait volontiers sa haine et ses intentions meurtrières si l'amant s'était approché de sa femme, il jura n'avoir pas passé le pas de sa porte cette nuit-là.

Cette affaire va causer bien des problèmes à la justice. On va découvrir au fil du temps que Passavy est victime épisodiquement de troubles mentaux.

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mercredi 2 septembre 2026

CLERMONT-FERRAND – DRAME À LA « TAVERNE FLAMANDE



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Un drame sanglant s’est déroulé le 15 mai 1886 à Clermont-Ferrand, rue Blatin, dans l’établissement « La Taverne Flamande ». Guillaume Choquet, 30 ans, natif de Saint-Angel (Corrèze), employé chez un marchand de charbon et logé chez la veuve Gardette, s’était rendu comme à son habitude dans la brasserie. Il dîna seul dans un cabinet particulier, servi par Antonia Meunier, fille de salle de 30 ans.
Après un repas copieux, Choquet demanda une Chartreuse et deux verres, offrant à Antonia de partager le digestif. Peu après, à l’instant de régler l’addition, il sortit un revolver et tira sur la jeune femme. Grièvement blessée, la victime s’effondra dans la salle principale, la chevelure en feu, mais survécut. L’agresseur tenta aussitôt de se donner la mort d’une balle dans la tête et fut transporté dans un état critique à l’Hôtel-Dieu.
Les enquêteurs s’interrogent : simple cliente et serveuse ou relation plus intime ? Antonia prétend ne connaître Choquet que professionnellement. Lui assure avoir entretenu des liens, offert des cadeaux et versé 300 francs. Sa logeuse confirme l’avoir vu fréquenter la chambre d’Antonia, tandis que d’autres témoignages restent évasifs.

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jeudi 27 août 2026

DE LA FÊTE À L’AFFRONTEMENT SANGLANT – BRASSAC-LES-MINES (1878)



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Au printemps 1878, un simple incident met le feu aux poudres dans la commune de Sainte-Florine : Jules Mathieu Faure, chargé de garder les cotisations pour la fête, affirme avoir perdu vingt francs. On recotise, on croit l’affaire réglée, mais la confiance est brisée. Peu à peu, les jeunes du village se divisent en deux bandes rivales : d’un côté les frères Parrot et leurs compagnons, de l’autre Jules Louby et ses amis.
Les semaines passent, et la tension ne cesse de monter. On se provoque, on se défie, parfois on se bat. Tout le monde sent que les choses finiront mal. Le soir du 15 août, jour de fête, les deux groupes se retrouvent au café Fougère. Les paroles s’enveniment, surtout sous l’impulsion de Joseph Parrot. Le patron, inquiet, ferme précipitamment pour éviter la casse.
Repoussés dans leur envie d’en découdre, Louby et les siens prennent la route de Brassac-les-Mines, où les cafés restent ouverts plus tard. Ils s’arrêtent à l’auberge Dufour, à l’entrée du village. Les Parrot les suivent de près, décidés cette fois à provoquer la confrontation. Ils fouillent café après café, jusqu’à repérer enfin leurs adversaires.
Sur la place de Brassac, les deux bandes se font face. Quelques mots suffisent : le combat éclate, bref mais brutal. En moins de dix minutes, tout est joué. Au milieu de la mêlée, Jules Louby, dix-huit ans à peine, est frappé de trois coups de couteau. L’un atteint l’artère humérale. La rivalité née d’une misérable somme perdue vient de tourner au drame.

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