jeudi 16 avril 2026

UNE AFFAIRE D’EMPOISONNEMENT DÉJOUÉE IN EXTREMIS – CLERMONT-FERRAND (1863)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
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Le calme apparent d’un foyer clermontois a volé en éclats, révélant un drame conjugal digne des chroniques judiciaires les plus sombres.
Étienne Bonnabry, cordonnier de son état, marié depuis 1859 à Françoise Faure, menait jusque-là une existence sans histoire. Pourtant, depuis quelque temps, son épouse manifestait une inquiétante évolution de comportement, s’éloignant peu à peu de la vie domestique ordonnée à laquelle elle semblait jusque-là se conformer.
Alerté par des changements d’attitude, M. Bonnabry en vint à surveiller discrètement son épouse. C’est ainsi qu’en 1862, il la surprit dans la chambre d’un officier. L’outrage étant manifeste, il la renvoya aussitôt chez sa mbère. Quelques semaines plus tard, Françoise revint, pleine de promesses et de remords affichés. Elle jura de revenir dans le droit chemin.
Mais les engagements ne furent pas tenus : Françoise retomba dans une vie dissolue. Malgré cela, le couple continuait de cohabiter, et Mme Bonnabry conservait la charge des repas du soir, notamment la préparation d’une soupe que son mari prenait dans l’arrière-boutique.
C’est lors d’un de ces repas que le drame fut évité de justesse. Le jeune apprenti Gatier, venu rendre visite à son patron en ce jour de repos, fut invité à partager le repas. À peine avait-il porté une cuillerée de soupe à ses lèvres qu’il recracha le contenu avec effroi, s’écriant : « Patron, ne mangez pas ! Il y a du phosphore dedans ! »
Pris de stupeur, M. Bonnabry confronte aussitôt son épouse. Celle-ci, feignant l’innocence, tente d’expliquer qu’une boîte d’allumettes serait tombée par mégarde dans la marmite. Une version peu convaincante. L’enquête menée par les autorités a confirmé qu’il s’agissait bien d’une tentative d’empoisonnement préméditée.

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jeudi 9 avril 2026

UN CRIME SORDIDE À VERTAIZON – L’AFFAIRE JEAN TRINCARD (1885)



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Jean Trincard, garçon meunier à Clermont, épouse contre la volonté de sa mère une femme de réputation douteuse. Très vite, le couple se déchire : chacun part de son côté vivre avec un ou une amante. Endetté, paresseux et porté sur la débauche, Trincard tente régulièrement de soutirer de l’argent à sa mère, une veuve installée à Vertaizon et récemment héritière.
Le 3 mai 1885, il se rend chez elle de nuit, affirmant vouloir régler des dettes et promettant d’aller travailler à Vichy. Selon ses dires, il repart dès l’aube. Pourtant, le lendemain, sa mère est retrouvée morte, le visage contre terre, le corps marqué par des violences. La maison, fermée de l’intérieur, laisse penser à un drame familial.
Très vite, les soupçons se tournent vers Jean Trincard, aperçu la veille traversant la rivière Allier à Dallet. On le retrouve à la caserne de Clermont, en période de réserve. Malgré son silence obstiné et des mensonges répétés, les magistrats parviennent à le faire avouer.
Le 28 septembre 1885, devant une foule nombreuse, Trincard est guillotiné à Riom. Le crime d’un fils contre sa mère bouleverse l’opinion publique.

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mercredi 1 avril 2026

TRAGÉDIE À COMPAINS – UNE QUERELLE TOURNE AU DRAME (1885)



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Le 20 décembre 1885, aux alentours de 21 heures, quatre hommes se rencontrent dans une auberge du village de Compains, dans le Puy-de-Dôme. Une violente altercation éclate entre eux, marquée par des échanges de coups. Vers 22 heures, deux des protagonistes quittent les lieux et se dissimulent à la sortie du village, attendant les deux autres pour un guet-apens sous le clair de lune. La tension monte rapidement : des pierres volent, suivies de coups de feu. Mosnier, l'une des victimes, est grièvement blessé. Malgré les soins apportés, il succombe à ses blessures le 4 janvier suivant, laissant le village sous le choc.
Une enquête est ouverte pour éclaircir les circonstances de ce drame et trouver son épilogue devant la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme

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vendredi 27 mars 2026

UNE FUNESTE PASSION – SAINT-GERMAIN-L’HERM (1890)



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Un ouvrier maçon nommé Alleyrat arriva au hameau de Laire, sur la commune de Saint-Germain-l’Herm, afin d’y effectuer divers travaux. Son chantier se trouvait à proximité immédiate de la maison occupée par les époux Gauthier. Cette situation favorisa des contacts fréquents, bientôt quotidiens, entre l’ouvrier et le couple.
Alleyrat était un jeune homme avenant. Rapidement, une relation ambiguë s’installa entre lui et Madame Gauthier, dont le tempérament ne tarda pas à alimenter les soupçons. Les avances du maçon ne furent pas repoussées et, une nuit, les deux amants quittèrent ensemble le village.
Informé de la disparition de son épouse, Gauthier se lança aussitôt à leur recherche. Il finit par découvrir leur refuge et se présenta un jour accompagné du brigadier de gendarmerie. Homme d’un naturel paisible, il se contenta de rappeler son épouse à ses devoirs et la ramena au domicile conjugal.
Cependant, l’affaire ne s’arrêta pas là. Le 11 octobre 1890, un voisin alerta le couple : Alleyrat avait été aperçu rôdant dans Laire, affichant une attitude jugée inquiétante, et tenant des propos menaçants. L’ancien amant s’était dissimulé dans un fournil situé à proximité.
Craignant une confrontation, les époux décidèrent néanmoins de s’y rendre. Alleyrat surgit alors, armé d’un couteau, et se jeta sur Gauthier, puis sur sa femme. Après l’agression, il prit la fuite. Gauthier, grièvement atteint, fut laissé dans un état critique.

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vendredi 20 mars 2026

EN 1876, UN DRAME FAMILIAL À USSEL (VENSAT)



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Un terrible drame s'est déroulé en novembre 1876 dans le paisible village de Vensat, Puy-de-Dôme. Une cohabitation difficile entre une mère et sa belle-fille a conduit à le fils à commettre l’irréparable. Les tensions croissantes ont culminé lorsque le fils, dans un accès de violence, a saisi sa mère à la gorge, lui portant plusieurs coups à la tête. Bien que parvenant à se libérer de l'étreinte, elle fut rattrapée, renversée au sol, puis frappée violemment à la tête avec une grosse pierre .
Déterminé à masquer son crime, l'homme s'assura de la mort en comprimant le cou de sa mère. Ne s'arrêtant pas là, il traîna le corps inerte par les pieds jusqu'à un puits, tentant de dissimuler l'acte en simulant un accident tragique. Cette sombre affaire a profondément marqué la petite communauté de Vensat, rappelant la fragilité des liens familiaux lorsqu'ils sont empoisonnés par la violence.

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vendredi 13 mars 2026

EN 1870, UNE AFFAIRE TROUBLANTE - MEURTRE AU HAMEAU DE LA HALLE (JOB)



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En octobre 1870, le paisible village de la Halle , dans le Puy-de-Dôme, fut secoué par un crime brutal. François Guillot, 58 ans, un homme discret et réservé, connu pour sa sobriété et son économie, a été retrouvé sans vie sur l’escalier de sa maison. La victime, qui portait habituellement des vêtements usés et des sabots, s’était distinguée en arborant bottes et habits neufs pour se rendre à la foire d’Ambert. À son retour, il fut aperçu vêtu de ces mêmes habits.
Quatre jours plus tard, sa nièce, intriguée par son absence, découvrit le corps inerte de son oncle. Son porte-monnaie était vidé, et des traces de violence marquaient son crâne et son visage, témoignant d’un acharnement sauvage. Les blessures indiquaient un meurtre à des fins de vol, plongeant le village dans l’effroi et l’incompréhension. Les autorités, alertées, ont ouvert une enquête pour éclaircir ce crime odieux.
L’affaire va trouver son épilogue devant la Cour s’Assises du Puy-de-Dôme l’année suivante.

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vendredi 6 mars 2026

FUSILLADE DRAMATIQUE À VISCOMTAT –1899



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Le 13 juillet 1899, à Viscomtat (Puy-de-Dôme), un certain Gros prépare une partie de chasse pour le lendemain. Après avoir emprunté un fusil à un voisin et s’être équipé de capsules, il part à l’aube accompagné de son chien. En chemin, il entend des cris d’alarme provenant de la rivière. Sur place, il découvre des gendarmes surprenant des pêcheurs en pleine séance de pêche prohibée. Saisi d’un esprit de vengeance envers les forces de l’ordre, Gros ouvre le feu.
L’instituteur présent est mortellement touché, tandis que le gendarme Grangier est blessé.

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