jeudi 12 février 2026

TRAGIQUE DISPARITION DE JEANNE JUILLIARD – LANOBRE (1843



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 25 décembre 1843, Jeanne Juilliard, une fillette de onze ans originaire de Lanobre, quitta son village pour rejoindre sa tante à Veilhas, où elle devait passer l’hiver pour fréquenter l’école. Ne la voyant pas arriver, sa tante supposa qu’elle avait reporté son départ, tandis que ses parents la croyaient déjà partie. Aucune inquiétude n’émergea immédiatement.
Le lendemain, un membre humain, en partie décharné, fut découvert près du village de Grancher. L’enquête révéla qu’il s’agissait des restes d’une jeune fille. D’abord, on crut à une attaque de loups, car plusieurs avaient été signalés dans la région.
Cependant, le 27 décembre, une bergère aperçut une main dépassant d’un buisson. Elle découvrit le cadavre mutilé d’une enfant, dissimulé sous un tablier. Le corps portait de nombreuses blessures faites par un instrument tranchant, rendant impossible l’hypothèse d’un accident.
L'opinion publique se tourna rapidement vers un suspect : un sourd-muet errant, aperçu dans les environs le jour du drame. On l’avait vu près du lieu du crime, puis près d’une mare, avant qu’il ne se présente chez un habitant en possession d’un paquet contenant des vêtements de femme, dont un chapeau taché de sang.
L’affaire est jugée à Saint-Flour le 17 mars 1845 devant la Cour d’Assises du Cantal. Ce crime atroce bouleversa les habitants et marqua profondément la région.

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