jeudi 19 février 2026

DRAME PASSIONNEL AU CAFÉ MARSEILLAIS - CLERMONT-FERRAND (1886)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Clermont-Ferrand a été le théâtre d’un drame épouvantable, survenu en pleine nuit au café Marseillais, lieu habituellement très animé. Une jeune fille à peine sortie de l’enfance, Marguerite Lafont, seize ans seulement, y a trouvé la mort, victime d’un amour jaloux devenu meurtrier.
Quelques heures auparavant, la malheureuse nourrissait encore de grands espoirs. Jolie, blonde, résolue, elle avait osé franchir les portes des Variétés pour préparer un avenir de chanteuse. Mais cette ambition, qui aurait dû être promesse de succès, attisait la colère de son amant, Michel Lamoine, jeune homme au caractère sombre, dominé par une jalousie maladive.
Au café Marseillais, Marguerite confia ses craintes et ses projets à sa sœur Renée. Entre amour et liberté, la jeune fille semblait déchirée, mais déterminée à suivre sa vocation, malgré les menaces et les scènes répétées. Hélas, le destin devait frapper quelques instants plus tard.
Soudain, le silence de la nuit fut brisé par plusieurs coups de feu. La panique s’empara de l’établissement. Accourus dans le couloir, les témoins découvrirent une scène d’horreur : Marguerite Lafont était étendue sans vie, tandis que Michel Lamoine, l’arme à la main, semblait prêt à s’anéantir après son crime.
Cette affaire va passionner les journaux locaux et régionaux pendant de nombreux jours, jusqu’au procès qui aura lieu en février 1887.

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jeudi 12 février 2026

TRAGIQUE DISPARITION DE JEANNE JUILLIARD – LANOBRE (1843



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le 25 décembre 1843, Jeanne Juilliard, une fillette de onze ans originaire de Lanobre, quitta son village pour rejoindre sa tante à Veilhas, où elle devait passer l’hiver pour fréquenter l’école. Ne la voyant pas arriver, sa tante supposa qu’elle avait reporté son départ, tandis que ses parents la croyaient déjà partie. Aucune inquiétude n’émergea immédiatement.
Le lendemain, un membre humain, en partie décharné, fut découvert près du village de Grancher. L’enquête révéla qu’il s’agissait des restes d’une jeune fille. D’abord, on crut à une attaque de loups, car plusieurs avaient été signalés dans la région.
Cependant, le 27 décembre, une bergère aperçut une main dépassant d’un buisson. Elle découvrit le cadavre mutilé d’une enfant, dissimulé sous un tablier. Le corps portait de nombreuses blessures faites par un instrument tranchant, rendant impossible l’hypothèse d’un accident.
L'opinion publique se tourna rapidement vers un suspect : un sourd-muet errant, aperçu dans les environs le jour du drame. On l’avait vu près du lieu du crime, puis près d’une mare, avant qu’il ne se présente chez un habitant en possession d’un paquet contenant des vêtements de femme, dont un chapeau taché de sang.
L’affaire est jugée à Saint-Flour le 17 mars 1845 devant la Cour d’Assises du Cantal. Ce crime atroce bouleversa les habitants et marqua profondément la région.

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jeudi 5 février 2026

UN DRAME FAMILIAL À OCHER PRÈS DE LEZOUX (1874)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


En 1874, le paisible hameau d'Ocher, près de Lezoux, fut le théâtre d'un crime sordide. Jean Delorme, un homme doux et travailleur, vivait avec une épouse connue pour son caractère peu sympathique. Les relations familiales étaient tendues, notamment avec le cousin de Jean, Annet Delorme, un homme peu conciliant. L'inimitié entre les deux familles était de notoriété publique, nourrie par de fréquents différends. Un jour, alors que Jean rentrait de ses travaux aux champs, il découvrit avec horreur le corps sans vie de son épouse, le crâne fracassé, baignant dans une mare de sang. L'arme du crime, une règle de charrue, fut retrouvée sur les lieux. Rapidement, les témoignages convergèrent, désignant Annet Delorme comme le principal suspect. Les charges les plus lourdes pesaient sur lui, alimentées par les rancœurs familiales.

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