EN BREF
La maison centrale de Riom, dans le Puy-de-Dôme, fut le théâtre d’un drame passionnel né entre les murs de la détention. Eugène Bonneau, incarcéré en novembre 1868 à l’âge de 29 ans pour une peine de dix ans de réclusion, y croise le chemin d’André Benoît, 21 ans, condamné à quatre ans pour vol. Si Bonneau est taciturne et violent, Benoît, lui, se distingue par son humeur joyeuse et son esprit moqueur.
Malgré leurs différences, une amitié naît, bientôt transformée — selon les termes de l’administration pénitentiaire de l’époque — en « relations honteuses et infâmes ». Mais en 1870, la rupture est brutale. Bonneau, animé par la haine, menace de tuer Benoît. Il tente à plusieurs reprises de subtiliser un tranchet, outil coupant de l’atelier, sans succès.
À l’approche de la libération de Benoît, la tension monte. Bonneau devient de plus en plus colérique. Quinze jours avant le drame, un tranchet disparaît. Le 11 décembre 1872, quatre jours avant la sortie prévue de Benoît, ce dernier est violemment agressé. Transporté à l’infirmerie, il succombe à ses blessures.
Elle révèle les tensions profondes pouvant exister, déjà à cette époque, entre détenus et les limites du contrôle carcéral.
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