jeudi 16 juillet 2026

FAIT DIVERS TRAGIQUE RUE DU PALAIS À ISSOIRE (1887)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Un drame s’est joué dans la nuit du 18 au 19 juillet 1887, rue du Palais à Issoire. Cette rue tranquille fut jadis marquée par un sombre souvenir : un certain Laroche, surnommé « Troppmann », y vécut avant d’être accusé du meurtre de son propre frère. Rejeté par la population, il quitta Issoire, louant sa maison au sieur Claude Viney. Ce dernier, selon les dires du commissaire, n’est pas un modèle de vertu.
L’affaire Laroche avait déjà fait du bruit, notamment lorsque Mme Coupat, voisine, fut condamnée à 100 francs d’amende et 200 francs de dommages-intérêts pour fausses déclarations lors de l’enquête.
Vers 23 heures, le dénommé Arnaud, bien éméché, sort de l’auberge Bush, passe devant chez les Coupat et lance à haute voix : « Tu peux bien venir, ton ami Troppmann n’est pas là ! ».
Viney (locataire de Laporte, alias « Troppmann ») , se sentant visé, s’arme d’un bâton, poursuit Arnaud sur une vingtaine de mètres et lui assène un violent coup à la tête. Il rentre chez lui, accueilli par son épouse qui lance : « Ah ! tu as bien travaillé. » Arnaud est laissé sur place.
Vers 4 heures du matin, le couple Coupat, peu enclin à l’amitié pour Viney mais soucieux de la santé d’Arnaud, le transporte chez lui. Refusé par son épouse, Arnaud est laissé au pied de l’escalier. Il succombe à ses blessures le lendemain après-midi.
Alerté, le commissaire Mercadier se rend chez Viney. Ce dernier reste enfermé à l’étage, prétendant n’avoir rien entendu. Il faudra un serrurier pour forcer la porte et découvrir un homme qui n’a manifestement pas tout dit.

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