jeudi 27 août 2026

DE LA FÊTE À L’AFFRONTEMENT SANGLANT – BRASSAC-LES-MINES (1878)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Au printemps 1878, un simple incident met le feu aux poudres dans la commune de Sainte-Florine : Jules Mathieu Faure, chargé de garder les cotisations pour la fête, affirme avoir perdu vingt francs. On recotise, on croit l’affaire réglée, mais la confiance est brisée. Peu à peu, les jeunes du village se divisent en deux bandes rivales : d’un côté les frères Parrot et leurs compagnons, de l’autre Jules Louby et ses amis.
Les semaines passent, et la tension ne cesse de monter. On se provoque, on se défie, parfois on se bat. Tout le monde sent que les choses finiront mal. Le soir du 15 août, jour de fête, les deux groupes se retrouvent au café Fougère. Les paroles s’enveniment, surtout sous l’impulsion de Joseph Parrot. Le patron, inquiet, ferme précipitamment pour éviter la casse.
Repoussés dans leur envie d’en découdre, Louby et les siens prennent la route de Brassac-les-Mines, où les cafés restent ouverts plus tard. Ils s’arrêtent à l’auberge Dufour, à l’entrée du village. Les Parrot les suivent de près, décidés cette fois à provoquer la confrontation. Ils fouillent café après café, jusqu’à repérer enfin leurs adversaires.
Sur la place de Brassac, les deux bandes se font face. Quelques mots suffisent : le combat éclate, bref mais brutal. En moins de dix minutes, tout est joué. Au milieu de la mêlée, Jules Louby, dix-huit ans à peine, est frappé de trois coups de couteau. L’un atteint l’artère humérale. La rivalité née d’une misérable somme perdue vient de tourner au drame.

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vendredi 21 août 2026

UN DRAME DANS UNE GRANGE À THIÉZAC (1885)



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Abandonné par sa mère Jean Mas un enfant de 10 ans et Gabriel Blot âgé de 19 ans allaient de village en village en vivant de la mendicité. De passage à Thiézac, au soir du 1er mars 1885, ils pénètrent dans une grange pour y passer la nuit.
Au matin, le propriétaire tente de réveiller les deux occupants. Hélas, Jean Mas ne vit plus. Des traces de sang sont relevées sur les vêtements de Gabriel Blot ainsi que sur son couteau de poche, attaché à son veston par un cordon de cuir. Malgré ces constatations, Blot nie être l’auteur des faits, attribuant la mort de l’enfant à un saignement de nez et à une indigestion, et expliquant les taches de sang par la consommation de boudin la veille, lors d’un état d’ivresse avancé.
L’instruction criminelle démonte un à un ces arguments. Acculé, Blot finit par admettre son incapacité à expliquer les faits. Reste alors une question essentielle, à laquelle personne ne peut répondre : quel motif a pu conduire ce jeune homme à lever la main contre un enfant qui ne lui avait fait aucun tort ? C’est ce que le jury de la Cour d’Assises du Cantal va tenter d’élucider.

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vendredi 14 août 2026

CRIMES SANS CADAVRES - UNE MALLE MYSTÉRIEUSE - MARINGUES (1860)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
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Maringues a tremblé longtemps du souvenir de cette tragédie inouïe : deux vieillards honorables, disparus comme engloutis par la terre, et leur propre fils, sombre et violent, assis aujourd’hui sur le banc des accusés, chargé du crime le plus odieux — le double parricide.
Nul roman noir n’aurait osé inventer pareille atrocité : un fils, avide et cruel, soupçonné d’avoir fait disparaître son père et sa mère, sans laisser trace des cadavres. L’affaire, pleine de mystères et de mensonges, passionne et effraie tout le pays.
Dans la paisible bourgade de Maringues, un drame d’une horreur indicible a éclaté : les époux Pélissier-Grimardias ont cessé d’exister du jour au lendemain, et c’est leur propre fils, Jean, qui comparaît aujourd’hui devant les jurés, accusé de ce crime exécrable.
Deux vieillards, partis un matin confiants aux côtés de leur fils, n’ont plus reparu. Depuis, une malle suspecte, des lettres mensongères, et l’ombre terrible du parricide pèsent sur cette énigme sanglante que la Cour d’assises tente de percer.

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vendredi 7 août 2026

QUAND LES MELONS TOURNENT AU DRAME – RIOM (1898)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Dans le quartier de Layat, à Riom, vivait Jean Marmoiton, jardinier passionné. Son terrain, situé au lieu-dit du Moulin d’Eau, abritait un superbe potager, avec en son centre une précieuse melonnière. Depuis quelque temps, ses légumes disparaissaient mystérieusement. Sourd comme un pot mais déterminé, Marmoiton décide de monter la garde, accompagné de son épouse.
La nuit du 8 au 9 septembre 1898, armé pour la première fois d’un fusil, il campe sur place. Vers minuit, Mme Marmoiton entend des bruits dans l’herbe et alerte son mari. Dans l’obscurité, deux silhouettes se dessinent.
— « Qui va là ? » lance le jardinier.
— « Nous ne faisons pas de mal », répond l’une.
Voyant un des intrus porter la main à sa poche, Marmoiton croit à une arme et tire. L’un des voleurs est blessé. Pris de panique, le couple rentre chez lui. En chemin, le jardinier croise un parent, qui lui conseille de prévenir la gendarmerie.
Au matin, le gendarme Hogane enquête : sur place, des traces de sang et… l’objet du délit, un sac contenant six magnifiques melons.

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