vendredi 25 septembre 2026

LA TENTATIVE DE FRATICIDE DE L’ABBÉ MARTIN – AUDES (1889)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


En novembre 1889, à Audes (Allier), l’abbé Martin tente d’assassiner son frère Paul, avec qui il vit au presbytère. Accablé de dettes et incapable de payer une nouvelle prime de 60 000 francs, il a souscrit une assurance de 800 000 francs sur la tête de son frère. Dans la nuit du 12 au 13 novembre, il met en scène une fausse attaque nocturne pour masquer son projet meurtrier.

L’enquête, ouverte dès le lendemain, met rapidement en doute son récit : blessures auto-infligées, vitre découpée avec son propre outil, incohérences financières, témoignage de la servante et signalement donné par Paul correspondant à l’abbé. Aucun malfaiteur n’avait d’intérêt à tuer Paul, alors que la mort de celui-ci aurait résolu les graves difficultés économiques de l’abbé. Les autorités concluent que le curé a feint un cambriolage pour tenter de supprimer son frère et toucher l’assurance.

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vendredi 18 septembre 2026

ASSASSINAT SUIVI DE VOL, COMMIS PAR UN GARÇON DE 16 ANS – SAINTE ANASTAISE (1871)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Le dimanche 5 février 1871, aux alentours d’une heure de l’après-midi, plusieurs habitants de Besse, quittant l’office religieux, regagnaient le hameau de Chandèze en empruntant un sentier longeant une route rendue difficilement praticable par l’abondance de neige.
Arrivés à environ sept cents mètres de la localité, au lieu-dit la Croix de Groseille, ils firent une découverte tragique : le corps d’un jeune homme gisait sur le dos, le visage tuméfié , et paraissant avoir succombé récemment.
À quelques mètres de là, des traces de sang étaient visibles. Les marques imprimées dans la neige indiquaient que le corps avait été traîné depuis cet endroit jusqu’au lieu où il reposait. L’identité de la victime fut promptement établie : il s’agissait de Jean Chabaud, âgé de vingt-trois ans, cultivateur demeurant à Sainte-Anastaise.
À la suite des premières constatations effectuées par le suppléant de la justice de paix de Besse, le docteur Pipet fut requis pour pratiquer l’autopsie. L’examen révéla de multiples excoriations au visage, dues à l’action d’un instrument contondant.
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jeudi 10 septembre 2026

MORTELLE JALOUSIE : UN HOMME POIGNARDÉ À SAINT-ANGEL (1896)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


C'est une vieille histoire de jalousie et de sang que rapporte « Le Moniteur du Puy-de-Dôme » en ce mois de février 1896. Bien avant qu’elle ne devienne Mme Passavy, une femme aimait un homme, Mosnier ; une liaison intime qui s’était prolongée bien après les noces. Apprenant son infortune par la rumeur publique, l'époux bafoué avait promis de laver son honneur dans le sang.
Le mercredi de la foire de Riom, Passavy s'attarda. Lorsqu'il regagna son logis vers onze heures du soir, l'alcool avait échauffé ses esprits. À minuit, le destin fit passer Mosnier sous ses fenêtres. Passavy se jeta alors sur son rival et lui plongea son couteau dans le ventre, lui causant une effroyable blessure, avant de s'en retourner chez lui, impassible. Les cris d'agonie de la victime réveillèrent le voisinage. Bien que les docteurs Mazuel et Blot fussent appelés au chevet du mourant, le verdict tomba, sans appel : la lame avait traversé la paroi abdominale et perforé les intestins. Le malheureux Mosnier s'éteignit le jeudi soir à quatre heures.
Le lendemain, les gendarmes arrêtèrent Passavy. Ce dernier nia le crime avec la dernière énergie. S'il confessait volontiers sa haine et ses intentions meurtrières si l'amant s'était approché de sa femme, il jura n'avoir pas passé le pas de sa porte cette nuit-là.

Cette affaire va causer bien des problèmes à la justice. On va découvrir au fil du temps que Passavy est victime épisodiquement de troubles mentaux.

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mercredi 2 septembre 2026

CLERMONT-FERRAND – DRAME À LA « TAVERNE FLAMANDE



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
EN BREF


Un drame sanglant s’est déroulé le 15 mai 1886 à Clermont-Ferrand, rue Blatin, dans l’établissement « La Taverne Flamande ». Guillaume Choquet, 30 ans, natif de Saint-Angel (Corrèze), employé chez un marchand de charbon et logé chez la veuve Gardette, s’était rendu comme à son habitude dans la brasserie. Il dîna seul dans un cabinet particulier, servi par Antonia Meunier, fille de salle de 30 ans.
Après un repas copieux, Choquet demanda une Chartreuse et deux verres, offrant à Antonia de partager le digestif. Peu après, à l’instant de régler l’addition, il sortit un revolver et tira sur la jeune femme. Grièvement blessée, la victime s’effondra dans la salle principale, la chevelure en feu, mais survécut. L’agresseur tenta aussitôt de se donner la mort d’une balle dans la tête et fut transporté dans un état critique à l’Hôtel-Dieu.
Les enquêteurs s’interrogent : simple cliente et serveuse ou relation plus intime ? Antonia prétend ne connaître Choquet que professionnellement. Lui assure avoir entretenu des liens, offert des cadeaux et versé 300 francs. Sa logeuse confirme l’avoir vu fréquenter la chambre d’Antonia, tandis que d’autres témoignages restent évasifs.

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