EN BREF
Le 1er juillet 1875, le village du Montel, à Sugères, est marqué par la mort d’Antoine Breuil, victime d’un drame familial. Né en 1856, Antoine est le fils unique de Jean Breuil et de Claudine Champroux.
Dès sa jeunesse, il se fait remarquer par sa violence, sa débauche et son refus de travailler. Son comportement le conduit plusieurs fois devant la justice.
En 1872, il est condamné à quinze jours de prison pour vols. En 1874, ses propres parents portent plainte contre lui pour violences, ce qui lui vaut quatre mois de prison. Il est ensuite condamné à trois mois pour avoir empoisonné un cours d’eau.
À sa libération, en mars 1875, Antoine reprend rapidement ses comportements violents. Le 25 mai, son père le surprend en train de forcer la serrure du cuvage familial. Une violente dispute éclate : Antoine frappe son père, puis sa mère qui tente d’intervenir. Il blesse également son père à la tête en lui lançant une pierre avant de prendre la fuite.
Craignant pour sa sécurité, Jean Breuil dénonce son fils au maire et demande la protection de voisins. Antoine, informé de la plainte, menace son père de mort et se cache pour éviter son arrestation. La peur pousse Jean Breuil à se réfugier chez son frère la veille du drame.
Le 1er juin, il rentre chez lui armé d’un fusil avec l’intention de partir rapidement. Il aperçoit cependant Antoine dans le jardin et une nouvelle confrontation commence.
Depuis son balcon, Jean tient son fusil tandis que son fils l’insulte, le provoque et ramasse des pierres. Lorsque Antoine fait mine de lancer une pierre, son père tire et le blesse mortellement à la poitrine.
Antoine succombe à ses blessures quelques jours plus tard, mettant fin à une longue succession de violences familiales.
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