vendredi 18 septembre 2026

ASSASSINAT SUIVI DE VOL, COMMIS PAR UN GARÇON DE 16 ANS – SAINTE ANASTAISE (1871)



DANS LA SĖRIE « ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19e SIÈCLE – REVUE DE PRESSE »
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Le dimanche 5 février 1871, aux alentours d’une heure de l’après-midi, plusieurs habitants de Besse, quittant l’office religieux, regagnaient le hameau de Chandèze en empruntant un sentier longeant une route rendue difficilement praticable par l’abondance de neige.
Arrivés à environ sept cents mètres de la localité, au lieu-dit la Croix de Groseille, ils firent une découverte tragique : le corps d’un jeune homme gisait sur le dos, le visage tuméfié , et paraissant avoir succombé récemment.
À quelques mètres de là, des traces de sang étaient visibles. Les marques imprimées dans la neige indiquaient que le corps avait été traîné depuis cet endroit jusqu’au lieu où il reposait. L’identité de la victime fut promptement établie : il s’agissait de Jean Chabaud, âgé de vingt-trois ans, cultivateur demeurant à Sainte-Anastaise.
À la suite des premières constatations effectuées par le suppléant de la justice de paix de Besse, le docteur Pipet fut requis pour pratiquer l’autopsie. L’examen révéla de multiples excoriations au visage, dues à l’action d’un instrument contondant.
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jeudi 10 septembre 2026

MORTELLE JALOUSIE : UN HOMME POIGNARDÉ À SAINT-ANGEL (1896)



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C'est une vieille histoire de jalousie et de sang que rapporte « Le Moniteur du Puy-de-Dôme » en ce mois de février 1896. Bien avant qu’elle ne devienne Mme Passavy, une femme aimait un homme, Mosnier ; une liaison intime qui s’était prolongée bien après les noces. Apprenant son infortune par la rumeur publique, l'époux bafoué avait promis de laver son honneur dans le sang.
Le mercredi de la foire de Riom, Passavy s'attarda. Lorsqu'il regagna son logis vers onze heures du soir, l'alcool avait échauffé ses esprits. À minuit, le destin fit passer Mosnier sous ses fenêtres. Passavy se jeta alors sur son rival et lui plongea son couteau dans le ventre, lui causant une effroyable blessure, avant de s'en retourner chez lui, impassible. Les cris d'agonie de la victime réveillèrent le voisinage. Bien que les docteurs Mazuel et Blot fussent appelés au chevet du mourant, le verdict tomba, sans appel : la lame avait traversé la paroi abdominale et perforé les intestins. Le malheureux Mosnier s'éteignit le jeudi soir à quatre heures.
Le lendemain, les gendarmes arrêtèrent Passavy. Ce dernier nia le crime avec la dernière énergie. S'il confessait volontiers sa haine et ses intentions meurtrières si l'amant s'était approché de sa femme, il jura n'avoir pas passé le pas de sa porte cette nuit-là.

Cette affaire va causer bien des problèmes à la justice. On va découvrir au fil du temps que Passavy est victime épisodiquement de troubles mentaux.

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mercredi 2 septembre 2026

CLERMONT-FERRAND – DRAME À LA « TAVERNE FLAMANDE



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Un drame sanglant s’est déroulé le 15 mai 1886 à Clermont-Ferrand, rue Blatin, dans l’établissement « La Taverne Flamande ». Guillaume Choquet, 30 ans, natif de Saint-Angel (Corrèze), employé chez un marchand de charbon et logé chez la veuve Gardette, s’était rendu comme à son habitude dans la brasserie. Il dîna seul dans un cabinet particulier, servi par Antonia Meunier, fille de salle de 30 ans.
Après un repas copieux, Choquet demanda une Chartreuse et deux verres, offrant à Antonia de partager le digestif. Peu après, à l’instant de régler l’addition, il sortit un revolver et tira sur la jeune femme. Grièvement blessée, la victime s’effondra dans la salle principale, la chevelure en feu, mais survécut. L’agresseur tenta aussitôt de se donner la mort d’une balle dans la tête et fut transporté dans un état critique à l’Hôtel-Dieu.
Les enquêteurs s’interrogent : simple cliente et serveuse ou relation plus intime ? Antonia prétend ne connaître Choquet que professionnellement. Lui assure avoir entretenu des liens, offert des cadeaux et versé 300 francs. Sa logeuse confirme l’avoir vu fréquenter la chambre d’Antonia, tandis que d’autres témoignages restent évasifs.

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jeudi 27 août 2026

DE LA FÊTE À L’AFFRONTEMENT SANGLANT – BRASSAC-LES-MINES (1878)



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Au printemps 1878, un simple incident met le feu aux poudres dans la commune de Sainte-Florine : Jules Mathieu Faure, chargé de garder les cotisations pour la fête, affirme avoir perdu vingt francs. On recotise, on croit l’affaire réglée, mais la confiance est brisée. Peu à peu, les jeunes du village se divisent en deux bandes rivales : d’un côté les frères Parrot et leurs compagnons, de l’autre Jules Louby et ses amis.
Les semaines passent, et la tension ne cesse de monter. On se provoque, on se défie, parfois on se bat. Tout le monde sent que les choses finiront mal. Le soir du 15 août, jour de fête, les deux groupes se retrouvent au café Fougère. Les paroles s’enveniment, surtout sous l’impulsion de Joseph Parrot. Le patron, inquiet, ferme précipitamment pour éviter la casse.
Repoussés dans leur envie d’en découdre, Louby et les siens prennent la route de Brassac-les-Mines, où les cafés restent ouverts plus tard. Ils s’arrêtent à l’auberge Dufour, à l’entrée du village. Les Parrot les suivent de près, décidés cette fois à provoquer la confrontation. Ils fouillent café après café, jusqu’à repérer enfin leurs adversaires.
Sur la place de Brassac, les deux bandes se font face. Quelques mots suffisent : le combat éclate, bref mais brutal. En moins de dix minutes, tout est joué. Au milieu de la mêlée, Jules Louby, dix-huit ans à peine, est frappé de trois coups de couteau. L’un atteint l’artère humérale. La rivalité née d’une misérable somme perdue vient de tourner au drame.

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vendredi 21 août 2026

UN DRAME DANS UNE GRANGE À THIÉZAC (1885)



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Abandonné par sa mère Jean Mas un enfant de 10 ans et Gabriel Blot âgé de 19 ans allaient de village en village en vivant de la mendicité. De passage à Thiézac, au soir du 1er mars 1885, ils pénètrent dans une grange pour y passer la nuit.
Au matin, le propriétaire tente de réveiller les deux occupants. Hélas, Jean Mas ne vit plus. Des traces de sang sont relevées sur les vêtements de Gabriel Blot ainsi que sur son couteau de poche, attaché à son veston par un cordon de cuir. Malgré ces constatations, Blot nie être l’auteur des faits, attribuant la mort de l’enfant à un saignement de nez et à une indigestion, et expliquant les taches de sang par la consommation de boudin la veille, lors d’un état d’ivresse avancé.
L’instruction criminelle démonte un à un ces arguments. Acculé, Blot finit par admettre son incapacité à expliquer les faits. Reste alors une question essentielle, à laquelle personne ne peut répondre : quel motif a pu conduire ce jeune homme à lever la main contre un enfant qui ne lui avait fait aucun tort ? C’est ce que le jury de la Cour d’Assises du Cantal va tenter d’élucider.

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vendredi 14 août 2026

CRIMES SANS CADAVRES - UNE MALLE MYSTÉRIEUSE - MARINGUES (1860)



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Maringues a tremblé longtemps du souvenir de cette tragédie inouïe : deux vieillards honorables, disparus comme engloutis par la terre, et leur propre fils, sombre et violent, assis aujourd’hui sur le banc des accusés, chargé du crime le plus odieux — le double parricide.
Nul roman noir n’aurait osé inventer pareille atrocité : un fils, avide et cruel, soupçonné d’avoir fait disparaître son père et sa mère, sans laisser trace des cadavres. L’affaire, pleine de mystères et de mensonges, passionne et effraie tout le pays.
Dans la paisible bourgade de Maringues, un drame d’une horreur indicible a éclaté : les époux Pélissier-Grimardias ont cessé d’exister du jour au lendemain, et c’est leur propre fils, Jean, qui comparaît aujourd’hui devant les jurés, accusé de ce crime exécrable.
Deux vieillards, partis un matin confiants aux côtés de leur fils, n’ont plus reparu. Depuis, une malle suspecte, des lettres mensongères, et l’ombre terrible du parricide pèsent sur cette énigme sanglante que la Cour d’assises tente de percer.

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vendredi 7 août 2026

QUAND LES MELONS TOURNENT AU DRAME – RIOM (1898)



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Dans le quartier de Layat, à Riom, vivait Jean Marmoiton, jardinier passionné. Son terrain, situé au lieu-dit du Moulin d’Eau, abritait un superbe potager, avec en son centre une précieuse melonnière. Depuis quelque temps, ses légumes disparaissaient mystérieusement. Sourd comme un pot mais déterminé, Marmoiton décide de monter la garde, accompagné de son épouse.
La nuit du 8 au 9 septembre 1898, armé pour la première fois d’un fusil, il campe sur place. Vers minuit, Mme Marmoiton entend des bruits dans l’herbe et alerte son mari. Dans l’obscurité, deux silhouettes se dessinent.
— « Qui va là ? » lance le jardinier.
— « Nous ne faisons pas de mal », répond l’une.
Voyant un des intrus porter la main à sa poche, Marmoiton croit à une arme et tire. L’un des voleurs est blessé. Pris de panique, le couple rentre chez lui. En chemin, le jardinier croise un parent, qui lui conseille de prévenir la gendarmerie.
Au matin, le gendarme Hogane enquête : sur place, des traces de sang et… l’objet du délit, un sac contenant six magnifiques melons.

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vendredi 31 juillet 2026

HORRIBLE INFANTICIDE À BILLOM (1892)



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La cité de Billom a été le théâtre d’un fait des plus douloureux. La nuit du 8 au 9 mai 1892, Mme Marie Fournet, épouse Garmy depuis le mois de novembre dernier, fut saisie de violentes douleurs. On manda aussitôt une sage-femme, laquelle, après un examen sommaire, conseilla à la malade de garder le lit.
Le 10 mai , profitant de l’absence de son mari, Mme Garmy descendit précipitamment aux cabinets avant de regagner sa chambre. Le lendemain, la sage-femme, revenue pour s’enquérir de l’état de la patiente, constata qu’un accouchement avait eu lieu. Mais point d’enfant dans la demeure. Quelques heures plus tard, l’on découvrit, au fond des cabinets, dans un petit canal, le corps d’un nouveau-né, déjà à demi rongé par les rats.
L'enquête ouverte révéla que la malheureuse femme avait, avant son mariage, entretenu une liaison avec M. Altasserre, professeur à l’École des Enfants de Troupe. Lors de son mariage, l’accouchée aurait dissimuler sa grossesse à son mari. Interrogée par le commissaire de police, Mme Garmy déclara qu’elle avait mis au monde l’enfant sans même s’en apercevoir. Mais le docteur Mory, appelé à constater les faits, affirma que le petit être était venu au monde parfaitement viable. L’affaire est à l’ordre du jour de la session d’août de la Cour d’Assises du Puy-de-Dôme.

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vendredi 24 juillet 2026

THIERS –L’ASSASSINAT DE MAÎTRE PINTRAND (1891)



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Le 7 mars 1891, au petit matin, Thiers se réveille sous le choc : le corps de Maître Pintrand, huissier de justice respecté, est découvert gisant dans une mare de sang. Le médecin légiste estime que le crime a eu lieu la veille. La victime, estimée dans toute la région, laisse la population dans l’incompréhension.
Fin mars, l’enquête mène à l’arrestation, à Cusset (Allier), de deux frères : Jacques et Louis Flot. Leur train de vie s’est brusquement amélioré depuis le meurtre. Incarcérés à la prison de Thiers, ils nient toute implication, tandis que les autorités peinent à rassembler des preuves décisives.
Fin mai, coup de théâtre : Jacques Flot s’évade, vêtu seulement d’un caleçon et d’une chemise. Une poursuite s’engage. Après une cavale mouvementée, il est rattrapé à Nevers (Nièvre) et reconduit à Thiers.
L’instruction achevée, l’affaire est portée devant la Cour d’assises du Puy-de-Dôme. Pendant huit jours, plus de cent témoins défilent à la barre. Les témoignages se contredisent, mais les deux frères persistent à nier le crime. Le mystère reste entier et l’affaire marquera durablement la mémoire thiernoise.

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jeudi 16 juillet 2026

FAIT DIVERS TRAGIQUE RUE DU PALAIS À ISSOIRE (1887)



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Un drame s’est joué dans la nuit du 18 au 19 juillet 1887, rue du Palais à Issoire. Cette rue tranquille fut jadis marquée par un sombre souvenir : un certain Laroche, surnommé « Troppmann », y vécut avant d’être accusé du meurtre de son propre frère. Rejeté par la population, il quitta Issoire, louant sa maison au sieur Claude Viney. Ce dernier, selon les dires du commissaire, n’est pas un modèle de vertu.
L’affaire Laroche avait déjà fait du bruit, notamment lorsque Mme Coupat, voisine, fut condamnée à 100 francs d’amende et 200 francs de dommages-intérêts pour fausses déclarations lors de l’enquête.
Vers 23 heures, le dénommé Arnaud, bien éméché, sort de l’auberge Bush, passe devant chez les Coupat et lance à haute voix : « Tu peux bien venir, ton ami Troppmann n’est pas là ! ».
Viney (locataire de Laporte, alias « Troppmann ») , se sentant visé, s’arme d’un bâton, poursuit Arnaud sur une vingtaine de mètres et lui assène un violent coup à la tête. Il rentre chez lui, accueilli par son épouse qui lance : « Ah ! tu as bien travaillé. » Arnaud est laissé sur place.
Vers 4 heures du matin, le couple Coupat, peu enclin à l’amitié pour Viney mais soucieux de la santé d’Arnaud, le transporte chez lui. Refusé par son épouse, Arnaud est laissé au pied de l’escalier. Il succombe à ses blessures le lendemain après-midi.
Alerté, le commissaire Mercadier se rend chez Viney. Ce dernier reste enfermé à l’étage, prétendant n’avoir rien entendu. Il faudra un serrurier pour forcer la porte et découvrir un homme qui n’a manifestement pas tout dit.

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jeudi 9 juillet 2026

SAULZET-LE-CHAUD, LE « RAMONEUR » SE VENGE : UN HOMME ÉVENTRÉ (1893)



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Le dimanche 19 mars 1893 au soir, un certain Tatry, surnommé « le ramoneur », journalier connu pour être mauvais payeur, se rend à l’auberge des époux Solois à Saulzet-le-Chaud pour boire. Refusé par l’aubergiste faute de paiement, il persiste à rester dans l’établissement, provoquant du désordre.
Eclache, domestique de l’auberge, l’invite à se taire puis, sans violence, le reconduit calmement dehors. Peu après, alors qu’Eclache sort à son tour, Tatry l’attendait en embuscade. Il le poignarde violemment au bas-ventre avec un couteau, causant une blessure grave et laissant ses entrailles sortir de la plaie. Le crime semble prémédité.
Après son acte, Tatry ne fuit pas précipitamment mais erre tranquillement, boit dans d’autres auberges, menace des passants et évoque avec fierté son geste barbare.

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vendredi 3 juillet 2026

DRAME FAMILIAL ET JALOUSIE MEURTRIÈRE À AUBIÉRE (1899)



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Michel Noëllet et son épouse Christine Docher du bourg de Monton se sont mariés il y a une quinzaine d’années. Le couple très uni se déchire suite à la jalousie maladive du mari. Devant de cette situation insupportable, l’épouse place d’abord leur fils en pension, puis se retire chez ses parents à Monton.

Cependant, Christine venait saluer ses beaux-parents qui habitaient Aubière. Une chambre lui était réservée à chacune de ses visites.

Le 29 mai 1899, alors qu’elle se trouve dans les appartements de ses beaux-parents en présence de son beau-père, apparait son mari qui fait feu sur son père. Revolver à la main Michel poursuit son épouse, elle s’enferme à clé dans la chambre et plusieurs coups traversent la porte. Christine est blessée. Le soir du drame le père Noëllet succombe à ses blessures.

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vendredi 26 juin 2026

À LA PORTE D’UNE MAISON CLOSE : LA NUIT OU TOUT A DÉRAPÉ – CLERMONT-FERRAND (1871)



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Dans les rues assombries de Clermont-Ferrand, quatre jeunes gens s'approchent de la porte d'une maison close. Ils frappent, insistent, mais le silence leur répond. L'attente se transforme en agitation bruyante, rompant le calme de la nuit. À quelques pas de là, un autre groupe de jeunes, revenant d'un souper animé, perçoit le vacarme. Curieux et intrépides, ils interviennent, s'approchant des fauteurs de trouble. Les échanges verbaux s'enveniment rapidement : invectives, provocations, les mots deviennent armes, les regards défiants. Puis, la tension éclate. Les coups de poing et les coups de pied fusent, emportant avec eux le peu de retenue qui restait. Au milieu de la confusion, une lame brille un instant, s'enfonce, portée au cœur. Le silence s'abat alors sur la scène, laissant place à la stupeur. On s'affaire, on s'empresse : le blessé est transporté chez un pharmacien tout proche. Mais le fil de la vie, fragile et incertain, se rompt avant même l'espoir d'un secours

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jeudi 18 juin 2026

UNE COUTUME QUI VIRE AU DRAME – CHASTREIX (1887)



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En Auvergne, malgré les lois et les tentatives d’interdiction, la vieille tradition du charivari continue de vivre dans les campagnes. À chaque mariage jugé « mal assorti » ou sujet à moquerie, les villageois se rassemblent avec chaudrons, casseroles et autres ustensiles pour faire un vacarme assourdissant autour du domicile des futurs époux. Plus l’union est perçue comme ridicule, plus le tumulte est violent, souvent ponctué d’injures et de gestes déplacés, voire de bagarres.
C’est ce qui s’est produit à La Coste, hameau de la commune de Chastreix, où Jean Chaleil, 66 ans, veuf, avait projeté d’épouser Anne Ferreyroles, 62 ans, également veuve, originaire de Monteau (commune de Latour). Les bancs avaient été publiés les 3 et 10 avril 1877, le mariage prévu pour le 13. Mais dès l’annonce de cette union, un charivari quotidien s’est installé devant la maison de Chaleil.
Chaque soir, les casseroles résonnaient. Chaleil, homme paisible, avait promis de ne pas répondre aux provocations. Mais le 11 avril au soir, le vacarme atteint un tel degré que ses vaches, affolées, tentèrent de s’échapper. Chaleil sortit pour calmer la situation. Cerné par la foule, il fut violemment frappé et s’effondra. Ramené dans son lit, il ne parvint plus à se relever.
Certaines langues malveillantes prétendaient qu’il simulait. Pourtant, après plusieurs jours de souffrances, Jean Chaleil décéda le 27 avril, apparemment victime d’une fracture du crâne.
Ce qui devait n’être qu’une farce virulente a tourné au drame silencieux. Malgré les circonstances et l’indignation de quelques voix sensées, aucune enquête ne fut ouverte. L’affaire, relayée brièvement dans quelques journaux locaux, n’a suscité aucune réaction des autorités.

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jeudi 11 juin 2026

En 1890, TRAGÉDIE AU « RETOUR DES NOCES » : UN DOUBLE MEURTRE SECOUE LE VILLAGE DE PONNET (SAINT-DONNAT)



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Le samedi 5 décembre 1890, le village de Ponnet (Puy-de-Dôme) fêtait l’union de Jacques Montel, 24 ans, et de Marie Cousteix, 21 ans. Le mariage, approuvé par les deux familles, s’était déroulé dans la joie à la mairie de Saint-Donat. Le lendemain, selon la tradition, les noces se poursuivirent par un « retour des noces » festif. En cortège musical, les jeunes époux et leurs quatorze invités se rendirent à Saint-Donat, où l’on dansa, chanta et but à la santé des mariés.
À la nuit tombée, vers six heures du soir, le groupe reprit le chemin du retour par une coursière malgré l’obscurité. À seulement deux cents mètres de leur domicile, un coup de feu éclata : Jacques s’effondra. Avant que quiconque ne comprenne, un second coup atteignit Marie au ventre. Elle s’effondra sur le corps de son mari. La scène ne dura qu’une minute. Les invités, pétrifiés, n’aperçurent qu’une silhouette fuyante.
Jacques mourut sur le coup. Marie succomba deux heures plus tard. L’enquête s’oriente vers un jeune homme de 23 ans, éconduit par les parents de Marie. La noce s’est achevée dans le deuil et l’horreur.

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jeudi 4 juin 2026

MEURTRE NOCTURNE RUE GONOD : UN MARIONNETISTE FAIT FEU - CLERMONT-FERRAND (1887)



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Clermont-Ferrand – Dans la nuit du 13 février 1887, vers 3 heures du matin, une violente altercation a éclaté à proximité de la buvette du théâtre, rue Gonod. Glodomir Goutive, employé du Théâtre, discutait paisiblement avec son ami Michel Vincent-Séraphin, marionnettiste bien connu pour donner vie à Gnafron au Guignol de la rue Blatin.
Le calme fut rompu lorsqu’un groupe passa près d’eux. L’un des hommes, nommé Hugon, invectiva Glodomir à propos d'une histoire de femmes, avant de lui asséner une gifle si violente qu’elle laissa une marque visible sous l’œil.
Témoin de la scène, Vincent-Séraphin sortit un revolver et fit feu. Hugon, touché à l’abdomen, s’effondra. Transporté sur un banc de la place de Jaude, il reçut les premiers soins du docteur Bousquet. Ses agresseurs ayant pris la fuite, Hugon tenta en vain de trouver secours dans une pharmacie voisine, puis gagna difficilement son domicile. Sa logeuse, alertée par son état, le mena à l’hôpital où il succomba le lendemain à ses blessures.

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jeudi 28 mai 2026

EN 1893, UN DRAME AU VILLAGE DE BARD (BOUDES)



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Un drame passionnel a secoué le paisible hameau de Bard, situé dans la commune de Boudes. Depuis trois ans, une haine tenace opposait deux voisins, Besson, dit Lecoq, et Rongier. Cette animosité trouvait racine dans une affaire personnelle : Besson, divorcé de la femme Verdier, avait vu cette dernière devenir la maîtresse de Rongier, son plus proche voisin. Les deux ex-conjoints vivaient dans des maisons mitoyennes, séparées par une simple palissade ajourée, après la démolition d’un mur sur décision de Mme Verdier.
La situation était d’autant plus tendue que les quatre enfants du couple Besson-Verdier avaient été séparés, deux vivant avec leur père, deux avec leur mère. Rongier, homme à la réputation douteuse et souvent ivre, multipliait les provocations et menaces à l’encontre de Besson, qui restait calme et discret. Ces scènes devenaient quotidiennes.
Le 20 août 1893, une violente altercation éclate entre les deux hommes au café du village. Rongier, hors de lui, rentre chez lui. Peu après, une détonation retentit. Les villageois accourent et découvrent le corps sans vie de Besson, gisant dans sa cour. Rongier venait de commettre l’irréparable.

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jeudi 21 mai 2026

DRAME SOUS LE CHAPITEAU À CLERMONT-FERRAND (1893)



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En août 1893, le Cirque Brésilien installe son chapiteau Place de Jaude à Clermont-Ferrand, attirant la foule avec ses numéros exotiques. L’une des vedettes est une écuyère russe, Madame de Rahden, accompagnée de son mari, Oscar de Rahden, ancien officier de l’armée impériale.
Quelques mois plus tôt, au Danemark, la cavalière attira le regard d’un jeune lieutenant danois, Castenschiold. Ce dernier, épris d’elle, avait provoqué la jalousie d’Oscar, qui l’avait même défié en duel. L’affaire aurait pu en rester là, mais Castenschiold persiste dans ses avances et rejoint la troupe du cirque en suivant l’écuyère jusqu’à Clermont-Ferrand.
Le 23 août, Oscar découvre la présence du rival, engagé pour se produire sous le même chapiteau. Furieux, il demande au commissariat d’écarter le lieutenant, sans succès. Le soir même, alors que l’écuyère s’apprête à entrer en piste, Castenschiold l’approche. Oscar, sous l’emprise de l’absinthe, surgit, arme à la main, et tire à bout portant.
Castenschiold succombe à ses blessures le lendemain. Le cirque se transforme en scène de tragédie, et Clermont-Ferrand devient le théâtre d’un crime passionnel qui fait les choux gras de la presse qu’elle soit locale, régionale, nationale ou même internationale.

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jeudi 14 mai 2026

IL TUE SON BEAU-FRÈRE – LA ROCHE-BLANCHE (1893)



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Antoine Fournoux personnage emporté et irascible vivait en conflit permanent avec sa femme et ses quatre enfants qu’il a déjà abandonné en 1888 pour s’installer en Algérie.
De retour à La Roche-Blanche en 1891, l’épouse accepte de reprendre la vie commune. Les disputes s’enchaînent à nouveau et en mai 1891, le couple se sépare à l’amiable.
Loin de se calmer, Fournoux persiste dans ses querelles, le 10 septembre 1893 il tente de rentrer dans le nouveau domicile de sa femme, il est rejeté. De colère il se rend au café Gras. Là, il rencontre son fils Louis qui lui reproche son comportement, père et fils en viennent aux mains. Séparés par des clients du café, Fournoux menace son fils de le tuer. A nouveau, Antoine Fournoux se rend au domicile de sa femme. Ses deux beaux-frères tentent de le calmer, Fournoux sort son revolver et fait feu.

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vendredi 8 mai 2026

DISPARITION TRAGIQUE D’UN TISSERAND – CHAMPS (1886)



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En 1886, à Champs ( Puy-de-Dôme), Pierre Faure, tisserand de métier, quitte son domicile pour livrer une toile tissée la veille à la Chapelle de Vensat. Lorsque la nuit tombe et que Pierre n’est toujours pas rentré, Antoine Deyras, un voisin inquiet, propose à l’épouse du tisserand de partir à sa recherche.
Au lever du jour, malgré leurs efforts, aucune trace de l’homme disparu. Alors qu'ils s’apprêtent à reprendre les recherches, le corps de Pierre Faure est finalement retrouvé dans les eaux sombres de l’étang de Boiron. Les marques relevées sur les lieux laissent présager une lutte violente : la thèse de l'accident est rapidement écartée au profit de celle du crime.
Les explications d’Antoine Deyras, pourtant le premier à s’inquiéter de la disparition, éveillent les soupçons. L'enquête s’oriente alors vers un possible meurtre, avec des zones d’ombre à éclaircir….

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